L’arrivée de Starlink au Sénégal suscite des interrogations suite à son annonce depuis quelques heures. Pourtant, loin de menacer l’écosystème des télécommunications, cette initiative répond à une urgence : connecter enfin les zones oubliées depuis plus de trois décennies. Lorsque le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye a déclaré que 2026 serait « l’année de la connectivité », il évoquait un problème qui consiste à poser un diagnostic : après plus de trente ans de libéralisation du secteur des télécommunications, des pans entiers du territoire restent dans l’ombre numérique. Des villages, des communes rurales, des zones frontalières demeurent isolés, non par fatalité géographique, mais par absence d’investissement. La question n’est plus de savoir si le satellite est la meilleure solution technologique, mais plutôt : quelle alternative existe-t-il pour ces zones délaissées ? Les opérateurs terrestres, malgré leurs obligations de couverture, n’ont jamais trouvé rentable d’investi...